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Automne et soleil : comme une envie de balade

« On ira, où tu voudras quand tu voudras… ». C’est l’été indien en vallée du Loir. Pourquoi ne pas en profiter pour aller se promener dans la forêt domaniale de Bercé, labellisée Forêt d’Exception® en 2017 ? Vous pouvez même découvrir la futaie des clos à l’aide d’une application développée par l’Office national des forêts. Pensez bien à la télécharger (Android ou iOS) avant de partir en balade : tout habitant de la vallée du Loir sait qu’il est difficile de communiquer quand on traverse la forêt.

Dans sa page consacrée à Bercé, « une chênaie parmi les plus réputées de France« , le site web de l’ONF vous conseille de démarrer votre promenade en forêt dans le village de Jupilles. C’est là que s’élève Carnuta, la maison de l’homme et de la forêt. Un petit tour sur la page « actualités » de Carnuta vous permettra d’accéder à la présentation de l’exposition temporaire en cours, « De la forêt à la mer, histoire du bois de marine », de découvrir le programme des animations, ou encore de visionner le film « Des chênes et des hommes« , une plongée de quatre minutes en forêt de Bercé, proposée par l’ONF. Toujours sur le site web de Carnuta, une page de présentation de la forêt vous propose quelques magnifiques photos. Car la forêt est un sujet de choix pour tous les photographes, professionnels ou amateurs. Nous vous conseillons d’ailleurs d’aller faire un petit tour régulièrement sur le blog d’un passionné : Photographie autour de la forêt de bercé.

Voilà. Il n’y a plus qu’à aller vous balader et à faire de magnifiques photos. Ah, oui, au fait. Se promener en forêt est peut-être synonyme pour vous de tranquillité et de silence troublé par quelques gazouillis. En ce début d’automne, d’autres sons vont peut-être attirer votre attention car la période du brame du cerf a commencé. L’ONF vous rappelle par ici qu’il est important de respecter la tranquillité des cerfs et de ne pas tenter de les approcher.

Une radio dans ma vallée : Radio Prévert

Les bonnes résolutions de la rentrée sont pour l’instant tenues : publication d’un billet hebdomadaire ! Après une trop longue période d’absence (due à un projet passionnant mais énergivore et chronophage), Dans ma vallée se relance donc en ce mois de septembre pour vous faire découvrir la vallée du Loir à travers celles et ceux qui y vivent. Mais voilà, peut-être qu’un autre projet passionnant, énergivore et chronophage va venir entraver nos bonnes résolutions. Aussi, par précaution, nous vous recommandons cette semaine une source d’information solide et toujours fidèle au poste en vallée du Loir : Radio Prévert.

Vous pouvez l’écouter sur 93.9 jusqu’à 35 km à la ronde autour de Pontvallain, où elle émet officiellement depuis 1984, et  88.6 dans un rayon de 15 km autour de La Flèche, où Radio Prévert a implanté une deuxième antenne  et ouvert un deuxième studio en 2010.

Nouveauté en cette rentrée, très attendue des amis et partenaires de Radio Prévert : un site internet revisité et beaucoup plus fonctionnel, où vous pouvez écouter et réécouter à loisir les émissions. Une page « repères » vous plonge dans l’histoire de cette radio associative qui est depuis toujours un outil pédagogique. En effet, ce sont deux enseignants du collège de Pontvallain, Philippe Spiegel et Yves Tribaleau, qui ont lancé ce projet au début des années 80, quand les radios « libres » ont vu le jour. En juin 2019, Radio Prévert fêtera le 35ème anniversaire de son autorisation d’émettre !

Rencontre avec Jocelyn Abbey, journaliste et directeur de la radio (à gauche sur la photo, avec le reste de l’équipe présentée ci-dessous). Merci à lui d’avoir bien voulu se prêter au jeu de l’intervieweur interviewé.

A sa création, Radio Prévert était une radio associative pédagogique. Elle fait intégralement partie aujourd’hui des médias locaux. On peut l’écouter dans toute la partie sarthoise de la vallée du Loir, voire un peu au-delà. Quand avez-vous rejoint cette aventure un peu hors normes ?

L’aventure ici a commencé pour moi en août 2006. Au début j’ai présenté des flashs d’info, des magazines et le sport. Au fil du temps, je me suis intéressé à d’autres thématiques car Monsieur Tribaleau nous disait qu’il n’allait pas s’occuper de la radio 24h/24. Il fallait que je puisse m’intéresser à autre chose que de l’éditorial. Ça m’a permis de découvrir la gestion d’une association, de m’intéresser à l’administratif. Il a fallu aussi intégrer les bouleversements technologiques, les changements de modes de diffusion, les financements.

Vous aviez déjà travaillé en radio ?

Oui, à Nord Sarthe FM à Mamers, de 2001 à 2004, jusqu’à la dissolution de l’association. Quand je suis arrivé ici, Radio Prévert avait déjà beaucoup évolué. Au départ, dans les années 80, il y avait une petite équipe associative. La radio était installée dans une salle de classe du collège de Pontvallain. Aujourd’hui nous avons nos propres locaux, mis à disposition par le collège. Ils utilisaient des cassettes autoreverse. La bande se coinçait parfois dans le lecteur… Tout cela a bien changé mais il fallait déjà être imaginatif pour le financement. Le modèle économique repose beaucoup sur les subventions. C’est avec les emplois jeunes que l’équipe a commencé à s’étoffer et se professionnaliser. Il y a un noyau de permanents qui ont longtemps été renforcés par des contrats aidés. Aujourd’hui ces contrats n’existent plus. Tous les jours, nous travaillons à diversifier nos ressources pour pouvoir tenir et maintenir une offre d’information locale.

Combien de personnes travaillent à Radio Prévert aujourd’hui ?

Marie-Sarah Milon a un mi-temps accueil et un mi-temps antenne, notamment sur La Flèche pour l’émission Du côté de chez vous.  Elle y aborde la culture, le patrimoine, la vie associative et la vie économique ou bien encore la santé. Je traite les sujets plus institutionnels voire politiques mais aussi les infos, les magazines et le sport.

Il nous arrive aussi d’installer un plateau en extérieur pour des événements comme le festival des Affranchis.

Un assistant d’éducation radio, Dylan Besnardeau, est  mis à disposition par le collège de Pontvallain sur un mi-temps. Il encadre les collégiens. L’année dernière, il y a eu une quarantaine de jeunes de la 6ème à la 3 ème inscrits pour les ateliers-radio, sur le temps du midi deux fois par semaine. L’assistante qui a précédé Dylan a dû refuser du monde. Chaque année, le nouvel assistant passe dans les classes pour présenter le projet. Il a un bureau au collège et un ici, où il s’occupe de monter les émissions enregistrées avec les élèves.

Le club radio, ce sont deux émissions Dans la cour des grands et Pop corn. Il y a aussi Jacques est dans le pré qui parle des sujets sur l’éducation, l’orientation.

À l’occasion, j’interviens. Je tiens à être là, à la technique, pour voir comment ça se passe, donner des conseils, éviter les débordements. Ils font des émissions qu’on diffuse après, il y a des règles à respecter. Ils doivent prendre conscience qu’ils vont être entendus à l’extérieur du collège, notamment par leurs familles.

Quel est l’apport du web pour une radio associative ?

Être dans l’air du temps. Les jeunes ont leurs téléphones, leur smartphones. C’est par ce biais qu’ils écoutent la radio. Jusqu’à maintenant, les parents ne pouvaient pas toujours écouter l’émission lors de sa diffusion, on devait leur envoyer. Ça va simplifier l’accès aux émissions pédagogiques. Le site va être une nouvelle porte d’entrée pour écouter et réécouter les émissions. Il pourra aussi nous permettre de nous lancer dans la vidéo. De nombreux partenaires nous ont dit que sans visibilité sur internet, on ne pouvait pas développer de nouveaux projets ensemble. Maintenant que le site est fonctionnel, après un retard dû à des raisons techniques, nous allons pouvoir nous tourner de nouveau vers nos financeurs pour leur proposer une visibilité renforcée, à travers des bannières publicitaires complémentaires des annonces à l’antenne.

Nous travaillons aussi avec la confédération nationale des radios associatives sur un projet de type application qu’on pourra vous présenter bientôt.

Yves Tribaleau, co-fondateur de la radio et président de l’association est décédé cette année. Le relais est assuré ?

Il y a autour de nous une équipe de gens qui s’intéressaient déjà à la radio depuis pas mal de temps. Certains étaient déjà membres du bureau de l’association, d’autres y ont travaillé. Ils sont là pour accompagner l’équipe et continuer cette œuvre qu’il faut pérenniser sur un territoire rural comme le nôtre. Yves Tribaleau était un passionné de radio. Pour lui rendre hommage, nous avons mis en ligne une interview que j’avais faite de lui en 2012 (ndlr : toujours dans la page « repères » où vous le trouverez également en photo, à droite de l’image, lors de l’inauguration du studio de La Flèche). Il y parlait justement des enjeux d’un tel outil à la fois du point de vue pédagogique et du point de vue du territoire.

Radio Prévert n’est pas la seule radio présente dans notre vallée. Nous attendons vos suggestions pour en présenter d’autres sur ce blog.

Merci à Radio Prévert d’avoir fourni les images illustrant ce billet.

La mission Stéphane Bern et la vallée du Loir

À l’approche des journées européennes du patrimoine, qui n’a pas entendu parler de la mission Bern, du loto organisé ce vendredi et, surtout, des fameux tickets à gratter vendus au prix de 15 € ? Quoi qu’on puisse en penser (Quelle idée de sortir des tickets à gratter à un prix pareil ?!?), cette opération médiatique a déjà eu un premier effet dès cet été en renforçant l’attractivité touristique des sites sélectionnés. C’est donc pour tous les habitants de notre vallée l’occasion de (re)découvrir une partie de leur patrimoine, et d’en assurer la promotion grâce notamment aux outils web développés. Pour les associations et les bénévoles, qui bien souvent ont peu de moyens pour communiquer, on imagine aisément que ce coup de projecteur est à lui seul bienvenu, incarnant la reconnaissance souvent si longtemps attendue de l’intérêt du « petit patrimoine » pour lequel il est si difficile de trouver des fonds.

Que vous ayez ou non envie de participer à ce loto, que vous ayez plutôt envie de soutenir financièrement les associations, directement ou par le biais de la fondation du patrimoine, ou que vous ayez simplement envie d’en savoir plus sur les sites présents dans la vallée, allons les découvrir sur le web, avant, peut-être, d’aller y faire un tour ce week-end.

Tout d’abord, si vous êtes curieux, nous vous invitons à vous rendre sur le site de la mission Stéphane Bern, où vous trouverez une carte qui vous permettra rapidement de trouver les 2000 sites identifiés (en bleu sur la carte) et les 18 coups de cœur (en violet sur la carte) qui servent de vitrine à la mission. L’un de ces coups de cœur est situé dans la partie sarthoise de notre vallée, dans la commune nouvelle de Montval-sur-Loir. Il s’agit de la rotonde de Montabon (du nom de l’ancienne commune, aujourd’hui commune déléguée). Ne boudons pas notre plaisir et allons découvrir sa présentation sur le site de la fondation du patrimoine, avec en bas de page la vidéo de « L’émission patrimoine » qui lui est consacrée. Et parce que la restauration du patrimoine est un travail de longue haleine, allez donc faire un tour sur le blog des amoureux de la rotonde dont les premiers articles remontent à 2010.

Autre lieu patrimonial à découvrir pas très loin de la rotonde, à Saint-Paterne-Racan (Indre-et-Loire): l’abbaye de la Clarté-Dieu. Comme il n’y a pas de collecte organisée pour le moment pour cette abbaye, la fondation du patrimoine vous invite bien sûr à aller découvrir d’autres projets en recherche de donateurs. Mais si vous voulez plus de détails, vous en trouverez ici, sur le site de l’abbaye.

En repartant vers l’amont de la rivière, retour en Sarthe avec la terrasse Caroline du château de Poncé-sur-le-Loir. Ici, la mission Bern ne nous propose pas de lien vers une page d’information de la fondation du patrimoine. Allez donc faire un tour sur le site internet propre au château. Vous découvrirez la terrasse dans l’onglet « les jardins ».

Encore plus en amont, maintenant dans le Loir-et-Cher, voici l’église Saint-Barthélémy de La Ville-aux-Clercs qui, elle, a droit à une page et à une collecte par la fondation du patrimoine.

Pas très loin, à Choue, la seigneurie d’Alleray fait partie des 2000 sites identifiés sur la carte de la mission Bern mais là ni page d’infos, ni collecte. Rendez-vous donc sur le site dédié à ce qui est devenu un lieu de réception, avec une page consacrée à son histoire.

Voilà. Le tour du patrimoine repéré par la mission Bern dans notre vallée est terminé. Si vous voulez profiter des journées européennes du patrimoine pour sillonner la vallée du Loir et découvrir ses autres trésors, vous trouverez une cartographie ici. Mais pour être certains de ne rien rater, renseignez-vous auprès de l’office de tourisme le plus proche de chez vous ou du lieu que vous avez envie de découvrir ce week-end.

Bonnes visites !

Alors ça, c’est une excellente nouvelle !

Si vous êtes des lecteurs assidus de ce blog… Pardon ? Comment être un lecteur assidu d’un blog qui ne l’est pas ? Eh bien, voilà une excellente question. Mais il y a aujourd’hui plus important à faire que d’y répondre.

Donc, si vous avez déjà parcouru ce blog, vous avez compris que nous nous intéressons notamment au financement participatif et aux blogueurs. Nous vous avons même présenté Anthony Cocain, blogueur, graphiste, dessinateur de BD… et créateur d’une petite souris blanche taquine mais attendrissante. L’excellente nouvelle du jour est qu’Anthony lance aujourd’hui une campagne de financement participatif pour que son (vrai) chat et sa souris blanche prennent vie sur le papier. C’est ici que ça se passe, et on adore !!! L’idée ? Financer l’impression de 100 exemplaires de l’ouvrage « Une souris blanche » (100 pages, noir et blanc, 12×12 cm), ainsi que des marque-pages et cartes postales qui constituent les contreparties proposées aux généreux souscripteurs.

Alors voilà, Dans ma vallée compte sur vous pour diffuser l’info et soutenir Anthony dans son projet. Et puis on lui suggérerait bien de faire une petite soirée de lancement du livre un de ces jours, qu’en dites-vous ?

Avant le Zoo de La Flèche, le parc zoologique du Tertre-Rouge

Qu’est-ce que c’est que ce blog qui se prétend amoureux de la vallée du loir et de La Flèche en particulier, et qui justement n’en a pas encore parlé, de La Flèche ?

Voilà, voilà, ça vient.  Comme indiqué sur la page d’accueil de ce blog, La Flèche doit en grande partie sa notoriété à deux « monuments », le Prytanée National Militaire et le parc zoologique, aujourd’hui connu sous le nom de « Zoo de La Flèche ». Pour tous ceux qui ont grandi dans les environs dans la deuxième partie du XXème siècle, ce lieu qui n’était encore que le « Parc zoologique du Tertre-Rouge » était indissociable de son fondateur, dont la barbe blanche et la popularité auprès des enfants du coin étaient jalousées par le Père Noël lui-même : Jacques Bouillault.

La barbe blanche n’avait pas toujours été blanche, bien sûr, comme nous le rappelle cette vidéo dénichée sur le site de l’INA, mais le charisme de « L’ami des bêtes sauvages », lui, était déjà bien là. Car on ne venait pas seulement visiter le parc zoologique, on venait surtout suivre les visites commentées par le fondateur du parc, dont la proximité avec les animaux sidérait enfants et adultes. Pour ceux qui seraient curieux d’en savoir plus sur la vie de cette figure locale, vous pouvez aller faire un tour sur le site jacques-bouillault.fr et notamment sa page histoire, ou vous plonger dans la biographie Jacques Bouillault une vie de naturaliste écrite en 2003 par Emmanuel Mouton, également auteur d’un article dans le numéro 146 de la revue 303 consacré aux Excentriques ?.

Excentrique Jacques Bouillault ? Peut-être. Sûrement. Mais pour les enfants qui l’ont croisé, il incarnait surtout la passion. La passion des animaux, bien sûr, mais aussi la passion de transmettre. Car Jacques Bouillault, on ne le croisait pas qu’au parc zoologique. Quand il revenait de ses voyages extraordinaires, il parcourait les écoles, les salles des fêtes, pour projeter, aux petits comme aux plus grands, les films de ses aventures, de ses découvertes, pour faire naître l’émerveillement face à ce qu’on n’appelait pas encore la biodiversité mais tout simplement la nature.

En 2013, quatre ans après le décès de jacques Bouillault, les Fléchois ont pu redécouvrir une partie de ces images grâce à l’association Fous de nature et le film Les voyages de Jacques Bouillault. Pour beaucoup, ce fût un retour à l’enfance, à l’adolescence, à cette époque où il n’y avait au mieux que trois chaînes de télévision (où Jacques Bouillault apparaissait d’ailleurs parfois aux côtés d’Allain Bougrain-Dubourg), et où ces moments privilégiés de découverte de l’Afrique ou des îles Galapagos ne pouvaient que marquer les esprits.

Il n’existe pas d’enregistrement sonore des projections-conférences de Jacques Bouillault. Les images, les films sont là, mais les commentaires, non. Ce qui fait de chacun de ceux qui ont eu la chance d’assister à l’une d’entre elles, des privilégiés, vous l’aurez compris, mais aussi les dépositaires d’un trésor local.

A la rencontre de : Marion Pinson et la ferme d’animation du Long Réage

Quand on arrive au Long Réage, sur la commune de Mansigné (Sarthe), à quelques tours de roue de la route reliant Le Lude à Pontvallain, on est frappé par l’espace qui s’offre aux regards et la tranquillité des lieux. Bon, c’est forcément moins tranquille quand classes ou centres de loisirs débarquent, mais le lieu est apaisant et on imagine facilement les enfants s’égayer en toute sécurité dans les différents espaces mis à leur disposition. Arrivée sur le site au printemps 2014, Marion Pinson a lancé sa ferme d’animation à peine plus d’un an après, en juillet 2015.

Marion, comment est né ce projet ?

Dans le cadre de mon BTS gestion et protection de la nature, j’ai fait un stage dans une ferme pédagogique. Je me suis dit que c’était exactement ce que j’avais envie de faire. Je suis aussi titulaire d’un BPJEPS (brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et des sports). Il a fallu ensuite quelques années pour acquérir l’expérience et aussi trouver le lieu idéal.

Combien de visiteurs as-tu accueillis depuis l’ouverture ?

La première année 800 personnes. Pour la deuxième année, j’ai obtenu l’agrément de l’éducation nationale et j’ai pu accueillir des scolaires. Le nombre de visiteurs de l’été 2016 à l’été 2017 est passé à 1200. Pendant les vacances, j’accueille des enfants de 7 à 12 ans au « club ferme ». Toutes sortes de publics viennent ici : enfants dans le cadre scolaire ou périscolaire, pensionnaires de maisons de retraite, groupes de touristes, adolescents handicapés, groupes dans le cadre d’animations avec le CPIE* Vallées de la Sarthe et du Loir (* centre permanent d’initiatives pour l’environnement). J’ai même reçu des Erythréens ou encore un groupe de l’Armée du salut. C’est très varié !

Comment entendent-ils parler de ta ferme d’animation ?

Quand on cherche sur internet « ferme d’animation + Sarthe » dans un moteur de recherche, on tombe assez vite sur le site de l’office de tourisme de la vallée du Loir qui présente la ferme. Je suis aussi intervenue régulièrement sur France Bleu Maine et il y a eu plusieurs articles de presse. Il y a enfin toutes les informations nécessaires pour préparer une visite sur mon site internet www.fermedanimation. fr et j’ai une page Facebook où l’on retrouve l’actualité de la ferme.

Quels animaux vivent ici ?

Je tenais d’abord à avoir des espèces locales : des chèvres des fossés, des moutons de la race Bleu du Maine, des poules La Flèche. Cochon, âne, cheval, canards et lapins sont aussi au rendez-vous. Et bien sûr il ne faut pas oublier les abeilles car nous avons des ruches et nous produisons du miel.

L’année dernière tu as fait appel au financement participatif.

Oui. On me demandait souvent de me déplacer pour des animations et je n’avais pas de véhicule adapté pour transporter les animaux. Il y a eu une quarantaine de contributeurs par le biais d’internet mais ce nombre a été doublé par toute l’information qu’il y a eu autour. Des gens que je ne connaissais pas m’ont envoyé des chèques car ils ne voulaient pas passer par internet. Grâce à cela j’ai pu acheter le camion, l’aménager et le faire sérigraphier. Maintenant je peux me déplacer à la demande avec chèvres, moutons, poules et lapins, leurs parcs et le matériel d’animation.

Portrait d’un blogueur : Anthony Cocain

Graphiste, illustrateur et dessinateur de BD installé à Arthezé (Sarthe), Anthony Cocain est un passionné de jeux vidéo, ce qu’il l’a amené en 2006 à créer le blog Insert Coin. On y trouve des tests de jeux et de consoles, des concours, des interviews… Bref, tout ce qui fait l’actualité du jeu vidéo et de la culture geek. En 11 ans, contenus et supports se sont développés et Insert Coin est présent sur les principaux réseaux sociaux et a sa propre chaîne YouTube de videos gameplay.

Si Anthony ne consacre que 5% de son temps de travail à la gestion de son blog, il est plus difficile d’évaluer les heures consacrées à tester les différents jeux présentés, cette fois pendant ses loisirs. Il a néanmoins trouvé le temps depuis 2014 de s’investir chaque année dans l’organisation du salon du jeu vidéo et des loisirs numériques qui se tenait ce week-end à La Flèche.

Autre passion, autre blog : le basket (et ses équipementiers) et la NBA, avec Jumper.Zone, créé en 2015. Chaussures, vêtements, fitness, interviews, concours, il y en a pour tous les goûts, à condition d’être fan de basket, bien sûr.

Mais revenons à son activité professionnelle, que vous pouvez bien sûr retrouver en ligne ici. Illustrateur et graphiste, Anthony travaille notamment pour l’édition jeunesse mais dessine également des BD d’entreprises. Entreprises ? Pas seulement. Avec son ami scénariste Bruno Deléonet, il a réalisé pour la ville de La Flèche la BD Lucas d’Arthezé, voyageur dans l’histoire, à lire en ligne ici, qui vous entraîne à la découverte de La Flèche au XVIIème siècle.

Anthony est aussi l’heureux propriétaire d’un chat, choyé par toute la famille. Mais au-cas où ce charmant félin s’ennuierait, il lui a créé une malicieuse compagne, qui a une légère tendance à s’incruster dans son quotidien : une souris blanche, dont vous retrouvez les (més)aventures (ou plutôt celles du chat) sur Instagram.

Nous vous souhaitons de belles découvertes dans l’univers d’Anthony. Bonne lecture !

Financement participatif, mécénat, etc.

Le financement participatif, ou « crowdfunding » pour ceux qui préfèrent un terme anglophone qui fait toujours, on se demande pourquoi, plus moderne, est très à la mode aujourd’hui. C’est sans doute grâce à internet, et à des plateformes en ligne inspirant de plus en plus confiance, que vous pouvez aujourd’hui financer des projets divers et variés, près de chez vous ou de l’autre côté de la planète. Le principe est que des contreparties vous sont proposées (que vous pouvez d’ailleurs généralement refuser), selon une règle simple : plus vous donnez, plus les contreparties s’accumulent.

Ainsi, pour les gourmands qui habitent le Loir-et-Cher, vous pouvez aller faire un tour par ici pour soutenir un projet de pâtisserie mobile où les contreparties vont d’un remerciement nominatif pour 15 € à un colis trimestriel de macarons ajouté à d’autres « cadeaux » intermédiaires pour 1000 €. Mais la contrepartie historique, qui existait déjà bien avant internet, c’est… la déduction fiscale. Ainsi, vous pouvez par exemple retrouver de nombreux projets à soutenir, contre ladite déduction, sur le site de la Fondation du patrimoine, où il est d’ailleurs assez simple de faire une recherche géographique, ce qui vous permet de trouver un projet proche de chez vous, de votre lieu de vacances préféré, etc. Du pigeonnier de Soucelles dans le Maine-et-Loire au tableau « L’adoration des bergers » de l’église de Lhomme, dans la Sarthe, les possibilités sont nombreuses et variées. Premier coup de cœur de notre blog pour deux projets (1, 2) du musée régional de l’air de Marcé (Maine-et-Loire) qui illustrent ce que sont en principe le financement participatif et /ou le mécénat : des projets de passionnés, financés par des passionnés. Ou alors des projets de passionnés, financés par des amoureux d’un territoire, ce que vous propose par exemple la plateforme Commeon où les amoureux de la vallée du Loir (partie sarthoise), dont vous faites forcément partie, peuvent en ce moment contribuer à un projet de voyage numérique.

Mais derrière tous ces projets, on retrouve bien souvent des bénévoles et des professionnels enthousiastes, à qui ces campagnes de financement permettent d’abord de partager leurs passions et de faire connaître au plus grand nombre les initiatives qui permettent de valoriser et d’animer leur territoire. Aussi, Dans ma vallée vous emmènera régulièrement à la rencontre de doux dingues qui non seulement persistent à croire que l’innovation et la créativité ont toute leur place en milieu rural, mais qui osent penser qu’ils peuvent entraîner avec eux des citoyens se sentant concernés par leurs initiatives. On adore !

C’est parti !

Après plusieurs mois de maturation, ce projet de blog se concrétise aujourd’hui. Pour l’instant, premiers pas maladroits dans WordPress, mais c’est tout de même assez intuitif, ça va le faire !

L’idée ? Partager les trésors de ce territoire, aussi discret que la rivière qui le traverse : paysages, habitants, savoir-faire, bouillonnement associatif et culturel… Il y a matière à écrire et à illustrer, alors on se retrouve très bientôt.