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Alors ça, c’est une excellente nouvelle !

Si vous êtes des lecteurs assidus de ce blog… Pardon ? Comment être un lecteur assidu d’un blog qui ne l’est pas ? Eh bien, voilà une excellente question. Mais il y a aujourd’hui plus important à faire que d’y répondre.

Donc, si vous avez déjà parcouru ce blog, vous avez compris que nous nous intéressons notamment au financement participatif et aux blogueurs. Nous vous avons même présenté Anthony Cocain, blogueur, graphiste, dessinateur de BD… et créateur d’une petite souris blanche taquine mais attendrissante. L’excellente nouvelle du jour est qu’Anthony lance aujourd’hui une campagne de financement participatif pour que son (vrai) chat et sa souris blanche prennent vie sur le papier. C’est ici que ça se passe, et on adore !!! L’idée ? Financer l’impression de 100 exemplaires de l’ouvrage « Une souris blanche » (100 pages, noir et blanc, 12×12 cm), ainsi que des marque-pages et cartes postales qui constituent les contreparties proposées aux généreux souscripteurs.

Alors voilà, Dans ma vallée compte sur vous pour diffuser l’info et soutenir Anthony dans son projet. Et puis on lui suggérerait bien de faire une petite soirée de lancement du livre un de ces jours, qu’en dites-vous ?

Avant le Zoo de La Flèche, le parc zoologique du Tertre-Rouge

Qu’est-ce que c’est que ce blog qui se prétend amoureux de la vallée du loir et de La Flèche en particulier, et qui justement n’en a pas encore parlé, de La Flèche ?

Voilà, voilà, ça vient.  Comme indiqué sur la page d’accueil de ce blog, La Flèche doit en grande partie sa notoriété à deux « monuments », le Prytanée National Militaire et le parc zoologique, aujourd’hui connu sous le nom de « Zoo de La Flèche ». Pour tous ceux qui ont grandi dans les environs dans la deuxième partie du XXème siècle, ce lieu qui n’était encore que le « Parc zoologique du Tertre-Rouge » était indissociable de son fondateur, dont la barbe blanche et la popularité auprès des enfants du coin étaient jalousées par le Père Noël lui-même : Jacques Bouillault.

La barbe blanche n’avait pas toujours été blanche, bien sûr, comme nous le rappelle cette vidéo dénichée sur le site de l’INA, mais le charisme de « L’ami des bêtes sauvages », lui, était déjà bien là. Car on ne venait pas seulement visiter le parc zoologique, on venait surtout suivre les visites commentées par le fondateur du parc, dont la proximité avec les animaux sidérait enfants et adultes. Pour ceux qui seraient curieux d’en savoir plus sur la vie de cette figure locale, vous pouvez aller faire un tour sur le site jacques-bouillault.fr et notamment sa page histoire, ou vous plonger dans la biographie Jacques Bouillault une vie de naturaliste écrite en 2003 par Emmanuel Mouton, également auteur d’un article dans le numéro 146 de la revue 303 consacré aux Excentriques ?.

Excentrique Jacques Bouillault ? Peut-être. Sûrement. Mais pour les enfants qui l’ont croisé, il incarnait surtout la passion. La passion des animaux, bien sûr, mais aussi la passion de transmettre. Car Jacques Bouillault, on ne le croisait pas qu’au parc zoologique. Quand il revenait de ses voyages extraordinaires, il parcourait les écoles, les salles des fêtes, pour projeter, aux petits comme aux plus grands, les films de ses aventures, de ses découvertes, pour faire naître l’émerveillement face à ce qu’on n’appelait pas encore la biodiversité mais tout simplement la nature.

En 2013, quatre ans après le décès de jacques Bouillault, les Fléchois ont pu redécouvrir une partie de ces images grâce à l’association Fous de nature et le film Les voyages de Jacques Bouillault. Pour beaucoup, ce fût un retour à l’enfance, à l’adolescence, à cette époque où il n’y avait au mieux que trois chaînes de télévision (où Jacques Bouillault apparaissait d’ailleurs parfois aux côtés d’Allain Bougrain-Dubourg), et où ces moments privilégiés de découverte de l’Afrique ou des îles Galapagos ne pouvaient que marquer les esprits.

Il n’existe pas d’enregistrement sonore des projections-conférences de Jacques Bouillault. Les images, les films sont là, mais les commentaires, non. Ce qui fait de chacun de ceux qui ont eu la chance d’assister à l’une d’entre elles, des privilégiés, vous l’aurez compris, mais aussi les dépositaires d’un trésor local.

A la rencontre de : Marion Pinson et la ferme d’animation du Long Réage

Quand on arrive au Long Réage, sur la commune de Mansigné (Sarthe), à quelques tours de roue de la route reliant Le Lude à Pontvallain, on est frappé par l’espace qui s’offre aux regards et la tranquillité des lieux. Bon, c’est forcément moins tranquille quand classes ou centres de loisirs débarquent, mais le lieu est apaisant et on imagine facilement les enfants s’égayer en toute sécurité dans les différents espaces mis à leur disposition. Arrivée sur le site au printemps 2014, Marion Pinson a lancé sa ferme d’animation à peine plus d’un an après, en juillet 2015.

Marion, comment est né ce projet ?

Dans le cadre de mon BTS gestion et protection de la nature, j’ai fait un stage dans une ferme pédagogique. Je me suis dit que c’était exactement ce que j’avais envie de faire. Je suis aussi titulaire d’un BPJEPS (brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et des sports). Il a fallu ensuite quelques années pour acquérir l’expérience et aussi trouver le lieu idéal.

Combien de visiteurs as-tu accueillis depuis l’ouverture ?

La première année 800 personnes. Pour la deuxième année, j’ai obtenu l’agrément de l’éducation nationale et j’ai pu accueillir des scolaires. Le nombre de visiteurs de l’été 2016 à l’été 2017 est passé à 1200. Pendant les vacances, j’accueille des enfants de 7 à 12 ans au « club ferme ». Toutes sortes de publics viennent ici : enfants dans le cadre scolaire ou périscolaire, pensionnaires de maisons de retraite, groupes de touristes, adolescents handicapés, groupes dans le cadre d’animations avec le CPIE* Vallées de la Sarthe et du Loir (* centre permanent d’initiatives pour l’environnement). J’ai même reçu des Erythréens ou encore un groupe de l’Armée du salut. C’est très varié !

Comment entendent-ils parler de ta ferme d’animation ?

Quand on cherche sur internet « ferme d’animation + Sarthe » dans un moteur de recherche, on tombe assez vite sur le site de l’office de tourisme de la vallée du Loir qui présente la ferme. Je suis aussi intervenue régulièrement sur France Bleu Maine et il y a eu plusieurs articles de presse. Il y a enfin toutes les informations nécessaires pour préparer une visite sur mon site internet www.fermedanimation. fr et j’ai une page Facebook où l’on retrouve l’actualité de la ferme.

Quels animaux vivent ici ?

Je tenais d’abord à avoir des espèces locales : des chèvres des fossés, des moutons de la race Bleu du Maine, des poules La Flèche. Cochon, âne, cheval, canards et lapins sont aussi au rendez-vous. Et bien sûr il ne faut pas oublier les abeilles car nous avons des ruches et nous produisons du miel.

L’année dernière tu as fait appel au financement participatif.

Oui. On me demandait souvent de me déplacer pour des animations et je n’avais pas de véhicule adapté pour transporter les animaux. Il y a eu une quarantaine de contributeurs par le biais d’internet mais ce nombre a été doublé par toute l’information qu’il y a eu autour. Des gens que je ne connaissais pas m’ont envoyé des chèques car ils ne voulaient pas passer par internet. Grâce à cela j’ai pu acheter le camion, l’aménager et le faire sérigraphier. Maintenant je peux me déplacer à la demande avec chèvres, moutons, poules et lapins, leurs parcs et le matériel d’animation.

Portrait d’un blogueur : Anthony Cocain

Graphiste, illustrateur et dessinateur de BD installé à Arthezé (Sarthe), Anthony Cocain est un passionné de jeux vidéo, ce qu’il l’a amené en 2006 à créer le blog Insert Coin. On y trouve des tests de jeux et de consoles, des concours, des interviews… Bref, tout ce qui fait l’actualité du jeu vidéo et de la culture geek. En 11 ans, contenus et supports se sont développés et Insert Coin est présent sur les principaux réseaux sociaux et a sa propre chaîne YouTube de videos gameplay.

Si Anthony ne consacre que 5% de son temps de travail à la gestion de son blog, il est plus difficile d’évaluer les heures consacrées à tester les différents jeux présentés, cette fois pendant ses loisirs. Il a néanmoins trouvé le temps depuis 2014 de s’investir chaque année dans l’organisation du salon du jeu vidéo et des loisirs numériques qui se tenait ce week-end à La Flèche.

Autre passion, autre blog : le basket (et ses équipementiers) et la NBA, avec Jumper.Zone, créé en 2015. Chaussures, vêtements, fitness, interviews, concours, il y en a pour tous les goûts, à condition d’être fan de basket, bien sûr.

Mais revenons à son activité professionnelle, que vous pouvez bien sûr retrouver en ligne ici. Illustrateur et graphiste, Anthony travaille notamment pour l’édition jeunesse mais dessine également des BD d’entreprises. Entreprises ? Pas seulement. Avec son ami scénariste Bruno Deléonet, il a réalisé pour la ville de La Flèche la BD Lucas d’Arthezé, voyageur dans l’histoire, à lire en ligne ici, qui vous entraîne à la découverte de La Flèche au XVIIème siècle.

Anthony est aussi l’heureux propriétaire d’un chat, choyé par toute la famille. Mais au-cas où ce charmant félin s’ennuierait, il lui a créé une malicieuse compagne, qui a une légère tendance à s’incruster dans son quotidien : une souris blanche, dont vous retrouvez les (més)aventures (ou plutôt celles du chat) sur Instagram.

Nous vous souhaitons de belles découvertes dans l’univers d’Anthony. Bonne lecture !

Financement participatif, mécénat, etc.

Le financement participatif, ou « crowdfunding » pour ceux qui préfèrent un terme anglophone qui fait toujours, on se demande pourquoi, plus moderne, est très à la mode aujourd’hui. C’est sans doute grâce à internet, et à des plateformes en ligne inspirant de plus en plus confiance, que vous pouvez aujourd’hui financer des projets divers et variés, près de chez vous ou de l’autre côté de la planète. Le principe est que des contreparties vous sont proposées (que vous pouvez d’ailleurs généralement refuser), selon une règle simple : plus vous donnez, plus les contreparties s’accumulent.

Ainsi, pour les gourmands qui habitent le Loir-et-Cher, vous pouvez aller faire un tour par ici pour soutenir un projet de pâtisserie mobile où les contreparties vont d’un remerciement nominatif pour 15 € à un colis trimestriel de macarons ajouté à d’autres « cadeaux » intermédiaires pour 1000 €. Mais la contrepartie historique, qui existait déjà bien avant internet, c’est… la déduction fiscale. Ainsi, vous pouvez par exemple retrouver de nombreux projets à soutenir, contre ladite déduction, sur le site de la Fondation du patrimoine, où il est d’ailleurs assez simple de faire une recherche géographique, ce qui vous permet de trouver un projet proche de chez vous, de votre lieu de vacances préféré, etc. Du pigeonnier de Soucelles dans le Maine-et-Loire au tableau « L’adoration des bergers » de l’église de Lhomme, dans la Sarthe, les possibilités sont nombreuses et variées. Premier coup de cœur de notre blog pour deux projets (1, 2) du musée régional de l’air de Marcé (Maine-et-Loire) qui illustrent ce que sont en principe le financement participatif et /ou le mécénat : des projets de passionnés, financés par des passionnés. Ou alors des projets de passionnés, financés par des amoureux d’un territoire, ce que vous propose par exemple la plateforme Commeon où les amoureux de la vallée du Loir (partie sarthoise), dont vous faites forcément partie, peuvent en ce moment contribuer à un projet de voyage numérique.

Mais derrière tous ces projets, on retrouve bien souvent des bénévoles et des professionnels enthousiastes, à qui ces campagnes de financement permettent d’abord de partager leurs passions et de faire connaître au plus grand nombre les initiatives qui permettent de valoriser et d’animer leur territoire. Aussi, Dans ma vallée vous emmènera régulièrement à la rencontre de doux dingues qui non seulement persistent à croire que l’innovation et la créativité ont toute leur place en milieu rural, mais qui osent penser qu’ils peuvent entraîner avec eux des citoyens se sentant concernés par leurs initiatives. On adore !

C’est parti !

Après plusieurs mois de maturation, ce projet de blog se concrétise aujourd’hui. Pour l’instant, premiers pas maladroits dans WordPress, mais c’est tout de même assez intuitif, ça va le faire !

L’idée ? Partager les trésors de ce territoire, aussi discret que la rivière qui le traverse : paysages, habitants, savoir-faire, bouillonnement associatif et culturel… Il y a matière à écrire et à illustrer, alors on se retrouve très bientôt.